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Les associations "Femmes au Centre Martinique" et "Brasil Tropical Jeunesse" nous convièrent  à une conférence débat le Samedi 4 Février 2012. 14h déjà, la Salle Jacques decour située au 6-8 rue des Rosiers Nanterre était prête, belle salle , bien agencée et multicolorée par le soin des organisateurs qui avait à la tête Marloue Mona le réferente de l’association « Femme au Centre Martinique », décors des Îles, du Brésil et Haïti, ils nous on fait voyager non seulement par le décor mais pa la chaleur humaine qui caractérise leur engagement.
cette  conférence-débat avait pour thème :
"Comment renforcer la place des femmes dans la société?".

 

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-Les femmes et la politique. Intervenante: La Présidente de l' AMEG Marthe Dèdè KOIVOGUI prit la parole en premier devant un public anthousiaste et très attentif à son exposé car chiffre à l’appui, la Présidente de l’AMEG(Association des mères et enfants de Guinée) a su exposer avec minutie la problématique de la discrimination sexuelle en politique mais dans la vie de tous les jours :
Plusieurs questionnement :
-    Les femmes sont t’ils meilleures en politique ?
-    Pourquoi ne s’intéressent t’elles pas ou peu à la politique ?
-    Pourquoi au niveau de l’éducation nationale et dès le plus jeune âge(la maternelle), l’enfant est catalogué sur des métiers dit « féminins » ou » masculins » ?
«Les femmes et la vie politique
Les Françaises ont été et restent largement exclues de la représentation démocratique depuis la
Révolution de 1789. Pour tenter d’y remédier, la France s’est dotée d’une législation paritariste. Non sans
de vifs débats, en particulier au nom de l’universalisme républicain : les électeurs et les électrices
choisissent-ils/elles une femme pour ses compétences politiques ou pour sa qualité de femme ?
Représente-t-elle les femmes ou, comme tout parlementaire, le corps de la Nation ?
Depuis le 8 juillet 1999, la constitution de la Ve République indique que la loi « favorise l’égal accès des
hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives » et son article 4 que les partis
et groupements politiques « contribuent à la mise en oeuvre » de ce principe « dans les conditions
déterminées par la loi ». La loi du 6 juin 2000 contraint les partis politiques à compter moitié de candidates
pour les élections qui ont lieu au scrutin de liste (municipales, régionales, européennes et sénatoriales
dans les départements qui élisent plus de quatre sénateurs). Ainsi, aux législatives, les partis qui n’ont
pas au moins 48 % de femmes candidates sont pénalisés financièrement.
Les chiffres sur la place des femmes dans la vie politique française
Mandat Pourcentage Date
Députées 12% 2005
Sénatrices 11% 2005
Conseillères régionales 47,6% 2004
Présidentes de Conseil régional 4,5% (une sur les 22 régions) 2004
Conseillères générales 10,9% 2004
Conseillères municipales 31,6% 2001
Maires 10% 2005
Source : Ministère de l’Intérieur
On est pourtant encore loin de l’égalité, comme l’ont encore démontré les dernières élections régionales
et cantonales. Si l’on compte 47,6 % de femmes dans les conseils régionaux (contre 27,5 % en 1998),
une seule est à la tête d’une région, contre trois auparavant. La parité ne s’appliquant pas aux élections
cantonales, seuls 10,9 % des conseillers généraux sont des femmes qui dirigent seulement trois
départements sur cent.
Dans le même sens, seuls 10 % des maires sont des femmes en 2005. Néanmoins, ce pourcentage est
en légère augmentation.
Proportion de femmes élues maires en mars 2001
Communes de 3 500 à 9 000 habitants : 6,2%
Communes de 9 000 à 30 000 habitants : 7,1%
Communes de plus de 30 000 habitants : 8,2%
Ensemble des communes de plus de 3 500 hab 6,7%
Sources : ministère de l’Intérieur
Par rapport aux autres Etats membres de l’Union européenne, la France ne rattrape pas son retard quant
à la place occupée par les femmes. Elle est classée en treizième position pour ce qui concerne la part des
femmes élues à l’Assemblée et en avant-dernière position parmi les Etats ayant un Sénat ou une
deuxième chambre.
Novembre 2005
Place des femmes dans les parlements des Etats membres de l’UE :
assemblée nationale ou chambre unique’voir chiffres recents  communiqués par
Pays année pourcentage
Suède 2002 45,3%
Danemark 2001 38%
Pays-Bas 2003 36,7%
Finlande 1999 36,5%
Autriche 2002 33,9%
Allemagne 2002 32,2%
Espagne 2000 28,3%
Belgique 1999 23,3%
Portugal 2002 19,1%
Royaume-Uni 2001 17,9%
Luxembourg 1994 16,7%
Irlande 2002 13,3%
France 2002 12,3%
Italie 2001 11,5%
Grèce 2000 8,7%
Source : Union interparlementaire, mars 2003
Les législateurs ont pris des mesures coercitives, pariant sur des actions positives en faveur des femmes,
notamment en politique, pour parvenir à court terme à une parité effective. Mais il s’agit d’une parité de
candidatures et non de résultats ; et les partis politiques préfèrent renoncer à une partie de leur dotation
financière en payant des amendes, plutôt que laisser aux femmes une place équitable.
Importance des chiffres
Les chiffres bruts de l’inégalité entre hommes et femmes sont importants car leur seule lecture met en
lumière certains aspects des mécanismes d’accès au pouvoir.
Dans les pays qui vivent sous un régime dictatorial, des simulacres d’élections sont parfois organisées et
les dirigeants en place se font élire par le peuple avec des scores supérieurs à 90% : la lecture de tels
scores suffit pour que les opinions publiques des pays démocratiques soient convaincues de leur trucage.
Nous pourrions tenir le même raisonnement au vu des chiffres sur la représentation des femmes en
politique en France. Lorsque pour une population composée environ de 50% de femmes et de 50%
d’hommes nous constatons qu’environ 90% des maires, des députés, des sénateurs sont des hommes,
on peut s’interroger sur les raisons de cette dissymétrie. L’opinion publique d’un pays démocratique
comme le nôtre, qui est choquée par les 90% de voix obtenues par un dictateur notoire dans un pays
lointain, enregistre sans broncher les 90% de score obtenu par les hommes en politique en France,
mettant ce score au compte d’une absence de candidates sérieuses.
Novembre 2005
Derrière les chiffres, les mentalités
L’étude plus attentive des discours politiques, des listes électorales, des articles parus dans la presse
politique ainsi que des sondages d’opinion montre que la place des femmes en politique est encore
perçue comme n’allant pas de soi à la fois par la classe politique elle-même et par une bonne partie de
l’électorat. La possibilité récente (septembre 2005) de deux candidatures féminines à la présidence de la
République (Ségolène Royal au PS et Michèle Alliot-Marie à l’UMP) a suscité des réactions sexistes et
méprisantes au sein de la classe politique ainsi que des débats dans la presse écrite et audiovisuelle sur
la capacité des femmes en général à assumer la présidence de la République.
L’univers politique est encore largement conçu comme un univers viril, où les hommes sont légitimes et
les femmes tolérées surtout dans des positions où elles sont censées utiliser des qualités prêtées aux
femmes en tant que femmes : missions sociales, médiation, mandats administratifs… Les interviews de
femmes politiques font surgir de nombreuses questions sur leur vie familiale. C’est le domaine dans
lequel elles doivent avant tout faire leurs preuves, contrairement aux hommes politiques à qui on ne
demande de comptes que sur leurs actions politiques. Ce clivage hommes / femmes au sujet de
l’importance de la vie de famille a, une fois de plus, des racines dans les mentalités : ne distingue-t-on
pas dans l’appellation « madame » et « mademoiselle », les femmes mariées d’un côté et les célibataires
de l’autre, et ce sans aucun fondement dans aucune loi, alors que les hommes sont appelés « monsieur »
sans référence à leur vie privée ?
Une étude récente (G. Derville, S. Pionchon, parue dans la revue Mots - Les langages du politique, juillet
2005) montre la force des représentations sociales qui dissuade de nombreuses femmes de s’engager
dans une carrière politique ambitieuse : ici un étudiant interviewé qui affirme n’avoir jamais entendu
l’expression « femme politique » mais seulement « homme politique », là un reportage à la télévision qui
affirme qu’en campagne électorale les « hommes politiques » montrent « leur vie privée, leur femme,
leurs enfants » - ce qui tend à dissimuler l’inégalité des genres ; au gouvernement, en 2003, un schéma
de communication envoyé à tous les ministres leur demandant de présenter les membres du
gouvernement comme de « bons pères de famille »… et ailleurs, une élue interpellée en réunion publique
par un « Tes gosses, qui est-ce qui va te les garder ? […] Qui va faire la soupe à ton mari ? »
Tout cela compose, en France, un paysage politique et social encore peu propice à l’ascension des
femmes en politique. Néanmoins, depuis la loi sur la parité leur présence s’est sensiblement renforcée, du
moins aux élections locales, et les stéréotypes liés à l’éternel féminin ne cessent de reculer. La présence
des femmes en politique est un indicateur essentiel du rôle des femmes dans une société et, plus
largement, du degré de démocratie dont elle s’est dotée.

 

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Puis vint l’intervention de  Mme Nabintu MILONGO -Les femmes et les violences: presidente de L'AFAS, quel empressement et d’engouement à écouter enfin des femmes d’actions , sur le terrain, tambour battant, cette femme plus que dynamique nous a convaincu de la nécessité de travailler ensemble mais surtout tenir compte de la réalité, elle a appelé cela « LA VERITE » qui consiste à relater la réalité sur place, l’état d’âme et d’esprit des femmes, mais de quoi s’agit t-il ?
L’AFAS est l’Association des Femmes Africaines Solidaires pour le développement.
Mme la présidente de l’Afas, termine en ce terme :
Nous, assemblée de ce jour avons été malgré le degré d’instruction de avons été bleffé par la connaissance du terrain et des actions menées sur place, en RDC(République Démocratique du Congo)plus que positives de cet association. Notre sœur Mme Nabintu MILONGO ,presidente de L' AFAS avec émotion nous expose sa difficulté à parler juste, à promouvoir la douleur, la souffrance des femme de cette contrée et surtout l’implication de l’AFAS dans l’amélioration des conditions de vie de nos mères et sœurs, AFAS avec son ou ses programmes protèges les femmes des viols, comment se nourrir, se faire respecter et se protéger par différents dispositifs en allant ou en ne pénétrant pas très loin des lieux d’habitation(forêt dense propice au viol), elle nous a ému, secouer, multiplier l’envie de VIVRE et de combattre pour soi et pour son voisin donc la SOLIDARITE.
Elle a insisté sur le mensonge et l’exploitation que l’homme, l’individu lambda, les médias exerce sur cette couche !
Vive des femmes comme elle, vive la conscience positive et constructive.

 

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Quant au Modérateur, je le surnommerai « HERO », Mustapha Abdou-Raouf, Président de AHC(Action Humanitaire aux Comores).
Dans mon language journalistique , le modérateur est le « SAGE », il veille et sait t’inte
rompre pour équilibrer le débat, il est e fait le Noyau, «  l’homme fort », tu es présenté et désigné par lui.
Seulement voilà, je suis tombé ce jour là sur un « OS », comment Femme au Centre Martinique a pu dénicher un tel géni ?
L’homme est froid au premier abord mais avec une maîtrise implacable de ses îles,
Quelle culture, quelle maîtrise et quel patriotisme Moustapha !
Après des heures d’explication à me convaincre sur l’INDEPENDANCE AFRICAINE(tromperie du colon français), Mme la députée maire de Nanterre rentre :4
-Les femmes dans la diversité et la parité. Intervenante: Mme la députée Jacqueline FRAYSSE et autres...
Une Femme d’Action qui selon son thème nous a convaincue, elle a osé venir, affronter  les questions, se frictionner avec ses élus, les habitants !
Elle nous a donné des chiffres récents(voir avec Mustapha) mais conclu le débat, elle estime que le progrès est là, de patienter et de continuer à sensibiliser dans tous les secteurs , elle est à soutenir car nous enregistrons au fil des années des améliorations dans la condition de vie des femmes grace à la jugeote de FEMMES comme elle.

Vive la DIVERSITE, source de richesse !

Vive  Les associations " Femmes au centre Guadeloupe, "Brasil tropical jeunesse", " Femmes au centre Martinique", L AMEG, L AHC,LE PACT, L L'AFAS ,Mme la deputee Jacqueline Fraysse ,
Recit de SOLEYI

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