LE PATRIOTISME?

Philosophiquement incorrect?


PONCTUELLEMENT, UN PHOLISOPHE NOUS ENTRAINE DANS SES REFLEXIONS SUR UN SUJET LIBRE.........THEME DU JOUR:

DANS LE TORBILLON DE LA MONDIALISATION, LE PATRIOTISME REPREND DU GALON. EMPREINT DE FRATERNITE ET DE COHESION, UN SENTIMENT A DISTINGUER DU NATIONALISME.


A EN CROIRE CERTAINS observateurs, le patriotisme serait DEMODE, LA PATRIE expliquent t'il, est concurrencée dans le cœur des individus par de nouveaux attachements, de nouvelles ferveurs. Elles est supplantée, au niveau infra national, par les PARTICULARISMES REGIONAUX ET COMMUNAUTARISMES. Elle est débordée au niveau supranational par le sentiment européen et la « conscience planétaire ». Dans la chaine de la reliance, LE LIEN NATIONAL apparaît comme un maillon faible, une forme archaïque de la sensibilité.


ET POURTANT L'ERE DES NATIONS N'EST PAS TOUT A FAIT REVOLUE.

S'y l'on y réfléchit, leur nombre n'a pas cessé d'augmenter depuis vingt ans. Ainsi la Slovénie, la Tchéquie, la Biélorussie, la Croatie, la Bosnie, pour ne citer que quelques exemples, ont surgit sur la scène de l'histoire.

Ici et là, les revendications nationales se font entendre bruyamment. S'ajoute à cela le choc provoqué par la crise économique: en jetant le doute sur les vertu de la mondialisation, celle-ci a renforcé la confiance dans l'État-nation, seul recours face aux tempêtes financières.

Le mot même PATRIOTISME regagne ses lettres de noblesse: n'est -il pas significatif que l'on évoque de plus en plus souvent le « PATRIOTISME ECONOMIQE  ou INDUSTRIEL » ?


Dans un autre registre des évènements tels que les J.O ou la coupe du monde de football déclenchent des passions collectives dont, à l'évidence, le CHAUVINISME NATIONAL n'est pas absent.

Chacun sent bien enfin que LE SENTIMENT PATRIOTIQUE joue un rôle clé dans le maintien du lien social, il renforce les liens de fraternité, il fait contrepoids aux particularismes ETHNO-CULTURELS, et, « last but not least », il facilite le processus sociologique de l'intégration. Une politique qui viserait à améliorer la cohésion sociale mais qui ne s'efforcerait pas, en même temps, de susciter chez les citoyens un fort sentiment d'appartenance à la nation serait contradictoire.


Le paradoxe est que en tant que phénomène psychologique, LE PATRIOTISME reste méconnu, ses détracteurs, qui le confonde avec le NATIONALISME, l'ont jeté dans les oubliettes du politiquement incorrecte. Les chercheurs en sciences humaines évitent soigneusement cet objet sulfureux. Les sociologues qui sont intarissables sur le sentiment social, semblent bizarrement, n'avoir pas grand-chose à dire sur le sentiment national. Quant aux psychologues, ils ont explorés tous les sentiments humains, toutes les émotion collectives et personnelles, toute les nuances de la vie affective, l'amour, l'amitié,, l'attachement, le besoin identitaire, d'appartenance, l'altruisme, l'estime de soi, le sens du sacré, etc,mais parmi les innombrables livres de psychologie qui s'entassent dans les librairies, je n'en vois aucun qui traite du SENTIMENT PATRIOTIQUE.


Les intellectuels du XIXe siècle étaientlus hardis, Jules Michelet, EÉÉmileittré, Ernest Renan, Ferdinand Buisson, ont beaucoup écrit sur LE PATRIOTISME. Seulement leur approche était le plus souvent, normative et non descriptive. Leur but, (surtout après la défaite de de 1870) était de rappeler aux citoyens et aux écoliers « LES DEVOIRS ENVERS LA PATRIE ».

Ils étaient soucieux de lire pourquoi il faut « AIMER SA PATRIE » que d'expliquer en quoi consiste « L'AMOUR DE LA PATRIE ».


Quel philosophe, quel psychologue, quel universitaire en quête de sujet, quel thésard audacieux comblera cette lacune en vous livrant enfin une étude sérieuse, objective, impartiale DU SENTIMENT PATRIOTIQUE?


Par Michel Lacroix

Philosophe et écrivain