Ellen_Johnson_Sirleaf__April_2010Ellen Johnson Sirleaf, née le 29 octobre 1938, est une économiste formée aux États-Unis et une femme politique libérienne. Présidente de la République depuis le 16 janvier 2006, elle est la première femme élue au suffrage universel à la tête d'un État africain.

Deux de ses grands-parents étaient nés au Libéria ; son père, Jahmale Carney Johnson, est diplômé du "College of West Africa" (Monrovia), un collège méthodiste. Elle effectua ses études aux États-Unis et reçut un BSC en comptabilité au "Madison Business College" à Madison, Wisconsin, en 1964, un diplôme d'économie de l'université de Colorado en 1970, et un master en Administration publique de l'université Harvard en 1971. Elle est membre de Alpha Kappa Alpha Sorority, Incorporated, une organisation à action sociale, la première sororité bâtie par des femmes noires et leur étant destinée (1908).

Candidate à la présidence de la République du Liberia pour le Parti de l'unité, elle franchit le premier tour en octobre 2005 et se retrouve au second opposée à George Weah le 8 novembre.

Selon les résultats définitifs publiés le 23 novembre, l'ancienne ministre des Finances formée à Harvard a recueilli 59,4% des voix lors du second tour du 8 novembre contre l'ex-vedette internationale du football, George Weah qui a obtenu 40,6% des suffrages, à qui elle proposerait un poste dans son gouvernement, peut-être le ministère de la Jeunesse et des Sports.

 

 

Ellen Johnson Sirleaf et l’ambassadeur des États-Unis Donald E. Booth.

Ellen Johnson Sirleaf est déclarée présidente de la République, le 23 novembre 2005. Elle est la première femme élue à la présidence d'un pays africain.

Le 16 janvier 2006, elle a prêté serment devant le président de la Cour suprême Henry Reed Cooper, lors d'une cérémonie de prise de fonctions à laquelle ont assisté des milliers de civils ainsi que de nombreux dirigeants africains et diplomates étrangers. Son vice-président est Joseph Boakai.

Le 17 mars 2006, lors d’une séance publique du Conseil de sécurité des Nations unies, Ellen Johnson Sirleaf, demande la levée des sanctions sur les exportations de diamants et le maintien d’une présence de l’ONU dans le pays, indiquant que la stratégie du gouvernement en matière de maintien de la paix « repose sur quatre piliers : sécurité, primauté du droit et gouvernance, relance économique et reconstruction des infrastructures ».

Le 5 novembre 2007, le président des États-Unis Georges W. Bush lui a remis la médaille de la liberté.


Fonctions gouvernementales [modifier]

  • 19721978 : secrétaire d'État aux finances du Liberia ;
  • 19791980 : ministre des Finances du gouvernement du Liberia ;
  • 19821985 : vice-présidente de la Région Afrique pour le Bureau de Citibank, Nairobi ;
  • 19861992 : vice-présidente et membre du Comité de direction de la banque Equateur, Washington, D.C. ;
  • 19881999 : membre du Comité de direction The Synergos Institute ;
  • 19921997 : directrice du programme de Développement des NU Bureau pour Afrique ;
  • 1997 : leader du Parti de l'unité ;
  • 20042005 : présidente de la Commission de bonne Gouvernance (Liberia) ;
  • 2005 : leader du Parti de l'Unité ; candidate à la présidence ;
  • 2006 : présidente de la République.

Autres responsabilités non-gouvernementales [modifier]

  • Membre fondateur de l'institut International pour les dirigeantes femmes en Politique ;
  • Membre du conseil d'investissement pour la croissance de l'Afrique Moderne ;
  • Membre du comité de Moderne Africa Fund Managers ;
  • Présidente de la banque du Libéria pour le Développement et d'investissement ;
  • Président de la Kormah Development and Investment Corporation ;
  • Senior Responsable des prêts de la Banque mondiale ;
  • Vice-présidente de la Citibank.

En 2006, elle est classée comme la 51e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. En 2007, elle est classée 100e et en 2008 66e.