FEMMES, AVENIR DE L'AFRIQUE

18 septembre 2012

L'allaitement privilégié par les femmes ayant fait des études

Le Point.fr - Publié le 18/09/2012 à 09:40

Une nouvelle étude fait le point sur cette pratique jugée bénéfique autant pour l'enfant que pour la mère.

L'allaitement est plus fréquent chez les femmes qui ont suivi des cours de préparation à l'accouchement et qui ont été très vite en contact direct peau à peau avec leur enfant.

L'allaitement est plus fréquent chez les femmes qui ont suivi des cours de préparation à l'accouchement et qui ont été très vite en contact direct peau à peau avec leur enfant. © GILE MICHEL / SIPA

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C'est une question que toutes les mères se posent, trouvant souvent la réponse une fois leur enfant né : doit-on allaiter ? Depuis quelques années "la tendance" semble être à l'allaitement. Une étude Épifane (Épidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie) vient apporter des données plus précises.

Publiée mardi matin par Bulletin épidémiologique hebdomadaire, elle montre que les femmes de niveau d'études inférieur ou égal au baccalauréat allaitent moins souvent leur enfant à la naissance que celles de niveau supérieur. Et l'écart s'amplifie pour les nourrissons âgés d'un mois. Les femmes nées à l'étranger allaitent plus souvent et plus longtemps que celles nées en France. Les baisses relatives du taux d'allaitement les plus importantes sont observées chez les mères ayant fumé pendant la grossesse, chez celles de 18-24 ans et lors d'une naissance multiple. Par ailleurs, les mères ayant accouché par césarienne donnent moins souvent le sein que celles ayant accouché par voie basse et elles ont davantage tendance à arrêter l'allaitement maternel au cours du premier mois. Enfin, les femmes dont le conjoint a une perception négative de cet acte donnent peu le sein (28,7 % à la maternité et 20,4 % à 1 mois).

Bénéfique pour la mère et l'enfant

Entre le 16 janvier et le 5 avril 2012, 136 maternités ont participé à l'étude. Au total, les analyses ont porté sur 2 936 mères ayant rempli un questionnaire à la maternité et un mois plus tard. Selon les auteurs, les participantes étaient plus souvent en couple et employées à temps plein avant leur grossesse que lors de la même étude réalisée en 2010. À la maternité, le taux d'initiation de l'allaitement maternel était de 69,1 %. Près d'une mère sur six nourrissait son enfant exclusivement au sein et une sur dix pratiquait un allaitement mixte associant lait maternel et formules lactées. À l'âge d'un mois, l'allaitement maternel concernait 54,4 % des enfants : 35,4 % de manière exclusive et 19 % en allaitement mixte.

Et pourtant, notent les auteurs, malgré l'amélioration de la qualité nutritionnelle des formules lactées du commerce, il est prouvé que le lait maternel est plus bénéfique à la santé de l'enfant, notamment pour la prévention des allergies et des infections gastro-intestinales, respiratoires et oto-rhino-laryngologiques. Cette pratique favoriserait le développement intellectuel des enfants et réduirait les risques de diabète et d'obésité. Concernant les mères, l'allaitement facilite les suites de couches, avec un moindre risque d'infections et d'hémorragies du post-partum, protégeant ainsi les femmes contre les carences en fer. Son effet protecteur sur le risque de cancer du sein a été jugé suffisamment convaincant pour que la pratique de l'allaitement maternel fasse partie des recommandations de prévention des cancers au niveau international. En revanche, la prévention du cancer ovarien doit être confirmée. Cependant, pour les femmes ne pouvant pas ou ne souhaitant pas allaiter, l'utilisation des formules lactées reste, dans un pays développé comme la France, une alternative tout à fait acceptable pour la santé des enfants, notent les auteurs de cette étude.

 

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/l-allaitement-privilegie-par-les-femmes-ayant-fait-des-etudes-18-09-2012-1507352_57.php

 

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27 août 2012

Fête de la femme guinéenne : Qu’est ce qui s’est passé le 27 août 1977 ?

27 août 1977-27 août 2011, il ya 34 ans jour pour jour depuis que les femmes guinéennes se sont révoltées contre la police économique.

Tout à commencer au marché M’Balia (actuel marché Madina), quant un membre de la police économique a exigé de vérifier le contenu du sac d’une ménagère. Déjà excédée de n’avoir pas trouvé au marché de quoi nourrir sa famille, la femme se jette sur le policier. Les vendeuses se précipitent au secours de la ménagère et du camp adverse, d’autres policiers sont venus apporter soutien à leur collègue.
Rapidement, submergés par le nombre, ces derniers abandonnent le terrain. C’est alors que les femmes se sont organisées en cortège. Entamant des chants improvisés contre la police économique, elles se dirigent vers la présidence. Irrités de voir un tel mouvement, quelques ministres d’alors comme Filly Cissoko des Affaires Etrangères, Mouctar Diallo du développement rural et même le premier ministre Lansana Béavogui tentent sans succès un apaisement. Face à cet échec, le chef de la révolution guinéenne Ahmed Sékou Touré décide de s’adresser aux manifestantes, le seul interlocuteur qu’elles réclamaient.


Le président Sékou Touré avec son éternel mouchoir blanc apparaît en disant : « A bas le colonialisme ». Indifférentes, les femmes restent bouche bée. Il comprit qu’il a fait fausse route et décide de lâcher du lest. Il lance à l’endroit des femmes ceci : « Retournez chez vous et je vous donne la liberté de tuer tout agent de la police économique qui essaiera désormais de vous déranger ».
Pour la première fois, feu Ahmed Sékou Touré cédait à une revendication populaire.
A noter par ailleurs qu’avant, les femmes de Conakry, celles de N’Zérékoré s’étaient déjà levées contre ces agents de la police économique. Ce soulèvement des femmes le 27 août est considéré donc comme un éveil de conscience de la guinéenne. Ce qui leur a permis aujourd’hui de rivaliser sur le plan administratif, économique et politique avec les hommes. Ce, malgré le poids des pesanteurs socioculturelles.

http://www.tamtamguinee.com/fichiers/livre12-999.php?langue=fr&type=rub24&code=calb12173&num=9&PHPSESSID=b8aa1f255f2382065e3176b5b795e2de&PHPSESSID=6aa6fa3b33bf6cfd8faca7c43d2ee360

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18 août 2012

Magatte Wade : Parmi les 20 jeunes les plus influents au monde

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Magatte Wade est une business-woman de 36 ans qui pèse plus de 3 millions de dollars. En 2004, elle a créée aux Etats-Unis, Adina World Beat Beverages qui commercialise le thé, le café et des jus à base de recettes sénégalaises, achetés aux petits producteurs et vendus par Whole foods et United Natural food. Elle vient de lancer Tiossan, une marque de cosmétiques de luxe utilisant des secrets de la beauté culturelle des femmes sénégalaises. Le Pays au Quotidien est allé à la découverte d’une fierté sénégalaise aux Etats-Unis et l’une des plus grosses fortunes parmi les trentenaires d’Afrique.

Dès qu’elle prend la parole, tout le monde redresse la tête et l’écoute. Magatte Wade est une oratrice née.

«Récemment on m’a demandé de m’exprimer devant plus 5.000 personnes au Nigeria. Derrière les écrans de télévision, il y avait plus de dix millions de personnes», explique Magatte Wade qui est consciente qu’elle pourrait faire un tabac dans l’arène politique, mais préfère se tenir à distance de ces combats en eaux troubles.
Jeune chef d’entreprise, Magatte Wade est l’un de ces nouveaux visages qui captent la lumière. Il est vrai qu’elle a tout pour attirer l’attention. «Africaine, jeune, belle, intelligente et pleine d’énergie», explique un participant au New York Forum for Africa. Magatte Wade, 36 ans, a récemment figuré dans le classement Forbes des vingt jeunes Africaines les plus influentes.
Née au Sénégal, elle séduit les trois Afrique, la francophone, l’anglophone et la «roots». D’origine sénégalaise, Magatte a étudié en France et «défend la culture française». Avant d’aller vivre aux Etats-Unis, où elle a appris tous les codes de la culture d’outre-Atlantique. Et d’être devenue une fervente supportrice de la culture d’entreprise et du «branding». Un mot qu’elle répète avec ravissement. Comme un talisman contre les mauvaises fortunes.
Identité complexe, elle défend en français, en anglais ou en wolof, une Afrique qui doit éviter de perdre son âme.

«Une Afrique qui a beaucoup à apporter au monde, notamment la culture soufie», explique Magatte, qui appartient à la confrérie mouride, très puissante au Sénégal.
C’est en allant aux racines de sa culture que Magatte Wade a créé sa première entreprise Adina World Beat. Une entreprise qui vend des boissons africaines aux Etats-Unis. Ainsi le bissap bio (cette boisson à base de fleur d’hibiscus a fait son apparition dans des supermarchés américains).
«Quand j’allais au Sénégal, je me désolais de voir que les jeunes se détournaient du bissap. Ils voulaient boire des sodas américains. Alors que la culture des feuilles d’hibiscus fait vraiment partie du mode de vie du Sénégal. La culture du bissap fait vivre les femmes des villages. Ces cultures permettent de lutter contre l’exode rural.»
Selon une étude des Nations unies, Adina réalise un chiffre d’affaires de 3 millions de dollars et emploie 25 personnes. A cela s’ajoute des centaines de femmes qui fournissent des fleurs d’ibiscus à la société de Magatte au Sénégal.

Penser global, vendre local

Magatte consacre une grande partie de son énergie à convaincre les Africains de consommer local.
«Bien sûr, en Afrique, il y a toujours l’attrait très fort des marques. Comme ailleurs dans le monde, les jeunes veulent des Nike ou du Coca Cola.» Mais ajoute Magatte : «Il y a aussi un complexe d’infériorité. L’Africain pense toujours que ce qui est produit ailleurs est meilleur que ce qui vient de chez lui. Alors qu’aux Etats-Unis, il y a des gens heureux de consommer africain. Des Américains qui refusent les produits chinois et se jettent sur ce qui est produit en Afrique. Et ils veulent connaître la culture africaine dans sa globalité.» Magatte veut aussi se battre pour changer les mentalités des intellectuels africains:
«Au Sénégal, traditionnellement, on forme des hauts fonctionnaires, sur le modèle de la France. Il faut changer de mentalité. D’un côté, il y a les modou-modou (mot wolof qui désignent les petits commerçants) plein d’énergie et d’esprit d’entreprise, mais qui n’ont aucune formation. Et de l’autre, il y a les intellectuels qui ne veulent pas créer d’entreprise, qui ne veulent pas prendre de risques, contrairement aux Américains», explique-t-elle en français, avec parfois un léger accent anglophone.

L’influence de son existence passée à San Francisco et de sa vie actuelle à New York.

Elle vit à cent à l’heure, parle à toute vitesse de sa nouvelle société Tiossan, spécialisée dans les cosmétiques et la mode. Elle parle avec passion du branding de sa marque. De ses marques.
«Au départ, les produits seront fabriqués et commercialisés aux Etats-Unis. Mais très rapidement, ils seront produits au Sénégal. C’est plus difficile à mettre en place au Sénégal, mais c’est le but», explique-t-elle avec détermination.
Des projets tous azimuts Américaine, Magatte l’est sans doute beaucoup, mais en même temps elle reste très sénégalaise. Imprégnée de la culture soufie de la confrérie mouride. Elle vibre pour un autre projet: créer au Sénégal une école où l’accent serait mis sur la créativité et l’épanouissement des élèves.
«Le Sénégal a perdu une grande partie de sa créativité culturelle. Il faut aider les jeunes à retrouver cette créativité. 10% des profits de Tiossano seront consacrés à cette mission. Pourquoi pas une formation au design au Sénégal, comme cela existe aux Etats-Unis?», explique-t-elle encore, avant de se lancer dans l’évocation d’un autre de ses projets pour le Sénégal.
Magatte veut aider à créer en Afrique une génération de «global leaders». Son enthousiasme est contagieux. The sky is the limit en version wolof. Elle devient intarissable lorsqu’il s’agit d’évoquer tout ce que l’Afrique peut faire. Tout ce que l’Afrique va faire. Et qui va la faire sortir du sous-développement. Elle en oublie la pendule qui tourne.

Le Pays au Quotidien
et Slateafrique.fr

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18 juillet 2012

Vous avez dit ALBINISME?

 

Albinos

L'albinisme est une maladie génétique héréditaire qui touche les mammifères, les oiseaux, les poissons, les amphibiens et les reptiles, se caractérisant par un déficit de production de mélanine pouvant aller jusqu'à l'absence totale dans l’iris et les téguments (épiderme, poils et cheveux, plumes), malgré la présence normale de cellules pigmentaires. Le plus souvent, la rétine est déficitaire en récepteurs et pigments, particulièrement au niveau de la fovéa qui n’est pas bien constituée (hypoplasie) ; le nerf optique peut également présenter une hypoplasie et la distribution des fibres nerveuses entre les deux yeux est anormale.

On distingue l’albinisme oculaire (albinisme partiel) comportant trois formes, qui se manifeste principalement chez les hommes, et l’albinisme oculo-cutané (albinisme total) comportant au moins quatre formes, touchant également les femmes et les hommes.

En cas d’absence totale ou presque totale de mélanine, les yeux sont rouges ou violacés (voire aussi bleu clair, orange clair ou incolore) et les téguments blancs - ou colorés uniquement par d’autres pigments que la mélanine chez certaines espèces animales. En cas de présence de mélanine en quantité diminuée, les iris et les téguments sont plus clairs que chez les autres individus de l’espèce (animaux) ou les autres membres de la famille (humains). Les formes oculaires n'affectent que les yeux.

Les albinos ont une vision déficiente et sont facilement sujets à des kératoses et cancers de la peau s'ils ne sont pas protégés du soleil. Chez les animaux à plumes ou poils, il n'y a pas de sensibilité accrue à la lumière solaire des téguments, le pelage ou plumage blanc ayant un bon pouvoir de réflexion de la lumière.

Certaines maladies génétiques rares comprennent l’albinisme dans leur syndrome : syndrome de Hermansky-Pudlak, syndrome de Chediak-Higashi, syndrome de Griscelli par exemple.

 

Causes de la maladie

Plusieurs gènes sont connus pour être responsables de diverses formes d'albinisme lorsqu’ils sont mutés, mais leurs fonctions ne sont pas toujours bien comprises. Les mieux connus sont les gènes TYR responsable de la forme 1 de l'albinisme oculocutané (OCA1), OCA2 (P) responsable de OCA2, TYRP1 responsable de OCA3, SLC45A2 (MATP) responsable de OCA4, OA1 responsable de de l'albinisme oculaire, ainsi que HPS-1 responsable du syndrome de Hermansky-Pudlak et CHS-1 responsable du syndrome de Chediak Higashi. Le gène TYR contrôle la production de la tyrosinase, enzyme nécessaire à la synthèse de la mélanine, le gène TYRP influence l'action de la tyrosinase. Le gène P contrôle la production d'une protéine de transport membranaire et sa mutation pourrait gêner l'entrée de la tyrosinase dans les mélanosomes, OA1 encode également une protéine membranaire de mélanosome

 

Aspect ophtalmologique

Albinisme total : Oculaire et cutané montrant un jeune garçon avec des iris presque rouges

La mauvaise vision, constatée chez les albinos, n’est pas due seulement à une absence de pigments qui empêcherait la formation d’une chambre noire comme dans un œil normal. L’histologie montre une rétine atypique, contenant une fovéa anormalement pauvre en cônes. La rétine est un tissu neural. Les cellules réceptrices cônes et bâtonnets se trouvent en contact avec l’EPR (épithélium pigmentaire de la rétine). Au cours de l’embryogenèse, l’absence de pigment perturbe le développement des cônes. Ceci est à l’origine d’une mauvaise acuité visuelle. Le développement du système nerveux visuel lors de la phase fœtale est anormal, ceci entraînant une anomalie du croisement des axones au niveau du chiasma optique amenant à une projection anormale des deux hémirétines de chaque œil. Cette anomalie entraîne souvent un strabisme associé à une mauvaise vision binoculaire. Les personnes atteintes d'albinisme présentent toutes un nystagmus plus ou moins important. Celui-ci apparaît dans les premiers mois de la vie. C'est son apparition qui conduit à consulter un ophtalmologiste qui fera le diagnostic d'albinisme. L'albinisme est la cause de 25% des nystagmus sensoriels et doit donc être suspecté en premier (avec l'achromatopsie) dès l'apparition d'un nystagmus chez un enfant de quelques mois.

L'albinisme serait la cause de 5 à 10 % des malvoyances dans le monde.

L'albinisme ne doit pas être confondu avec le leucistisme, qui est l'inverse du mélanisme mais, contrairement à l'albinisme, ne pose aucun problème direct de la physiologie (des conséquences indirectes, comme d'être plus vulnérables dans la nature, se posent toujours).

 

Préjugés et croyances sur l'Albinisme

Persécution en Afrique

Malheureusement, les personnes atteintes d'albinisme sont sujet de meurtre en Afrique, car la population utilise leurs différents membres pour des potions et autres fabrications dans la sorcellerie.. Ces problèmes sont dus à la persistance de légendes conférant des caractéristiques mystiques aux personnes atteintes d'albinisme. Certaines indiquent ainsi que les albinos ne meurent pas mais disparaissent, qu'ils ne voient pas la nuit, qu'ils ont les yeux rouges, une intelligence médiocre et un développement anormal[réf. nécessaire].
Ils sont encore aujourd'hui victimes d'exclusion, de persécutions, et même d'assassinats (dans ce dernier cas, les victimes étant parfois même enlevées) dans des buts magiques (les croyances locales attribuant des pouvoirs guérisseurs aux organes des albinos notamment au Mali, au Cameroun, en République Démocratique du Congo, au Burundi ou en Tanzanie.


Cependant les mentalités auraient tendances à évoluer dans certains de ces pays, puisqu’en 2009, sept hommes furent condamnés à mort par pendaison en Tanzanie pour meurtre d’albinos dans deux affaires différentes. Malheureusement, il semblerait qu’aucun des sorciers qui se livraient au concoctage des breuvages « magiques » à partir des membres des victimes pour en faire commerce n’ait encore été poursuivi.

 

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20 avril 2012

Le statut social de la femme en Afrique de l’Ouest


Fatoumata KANE

Cadre de l’étude

Il s‟agit de développer dans cette thématique les lignes majeures du rôle de la femme africaine dans la construction et l‟épanouissement de la famille, l‟impact de son comportement sur la transmission de la culture, son rôle d‟éducatrice de la nation et de vecteur de la paix. Mais surtout de voir son évolution au cours des dernières décennies.

Nous nous situons ici dans le cadre sous régional de l‟Afrique de l‟ouest ; même si cette région est vaste avec des composantes culturelles parfois diamétralement opposées, un ciment de base permet toutefois, de relier les fondements du rôle primordial de la femme dans la société africaine.

Mots clés : femme, Afrique, famille, éducation, formation, culture, paixIntroduction

A l‟instar d‟autres femmes dans le monde, malgré les différences culturelles, sociales et historiques évidentes, les inégalités de statuts, de niveaux et de conditions de vie ; les africaines, accusent aujourd‟hui des ressemblances frappantes dans leurs expériences de femme. Leurs histoires sont plurielles et il est légitime de les prendre en compte dans leurs spécificités. Elles n‟en partagent pas moins des situations et des conditions, des rôles et des positions influencés, ou même forgés par ce contexte global commun (Touré, Codesria).

I - La femme et la famille

La famille africaine est un lieu d‟inculcation de valeurs et ce sont les femmes qui transmettent les valeurs culturelles à leurs enfants, dès le jeune âge, au moyen d‟expressions telles que le chant, la danse, les contes etc.

Malgré une éducation sexiste, les femmes grâce à leur insertion dominante dans l‟entité familiale, ont une prédisposition pour la vie associative (société secrète, association de danse, tontine etc.) qui les a souvent protégées en leur permettant d‟avoir une vie relativement autonome. En dépit des tentatives de confinement dans des secteurs sociaux peu porteurs, elles sont parvenues, avec une ingéniosité extraordinaire, à transformer les handicaps en atouts. De nos jours d‟autres formes d‟associations se développent sous la forme de groupements, de coopératives, de comités et leur permet de mener des activités génératrices de revenus, de suivre des formations mais aussi d‟avoir un terrain favorable à l‟expression. Ces organisations cohabitent avec les structures traditionnelles.

A- Les femmes en milieu rural

Près de la moitié de la main d‟œuvre agricole est féminine, pour un secteur qui contribue à 30% du PIB régional. Les femmes sont non seulement responsables du processus de production surtout au niveau des cultures vivrières dont elles produisent 70%, elles s‟occupent de la transformation et de la conservation des

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vivres, mais sont également fortement impliquées dans la sphère sanitaire à travers leur rôle dans les soins de santé tel que l‟accouchement ou l‟hygiène du milieu, l‟approvisionnement en eau, l‟amélioration de l'habitat et de l‟alimentation de la famille. Elles aident également les hommes dans les grandes cultures, s‟occupent de la transformation et de la commercialisation des produits récoltés. Les semis, le désherbage, les récoltes, le conditionnement lui sont, par tradition, réservés. Ces multiples activités participent à la définition de l‟identité féminine et de son statut social.

Pour des raisons de valeurs traditionnelles et de rigidité dans les statuts, il est peu probable que le droit de propriété foncière, reconnu dans les lois, entre effectivement dans les pratiques des communautés rurales. La nécessité d‟obtenir une autorisation de la part de son mari afin de pouvoir travailler la terre limite le champ des activités possibles de la femme. Cependant, cette limite n‟est pas infranchissable et une des solutions pourrait s‟imposer via les projets de développement ruraux destinés aux milieux traditionnels. Il reste néanmoins à mesurer la place qui est accordée aux femmes au sein de ces programmes.

Au Sahel, les femmes jouent un rôle indéniable dans la lutte contre la désertification. Elles sont à l'origine de plusieurs activités pionnières. Pourtant, elles sont longtemps restées isolées par rapport aux programmes et projets de lutte contre la désertification. Il est impossible aujourd'hui, d'envisager des projets de lutte contre la désertification en dehors des femmes.

B- Les femmes en milieu urbain

L‟invisibilité du travail des femmes a été reconnue, et celles-ci ont fait l‟objet d‟une attention nouvelle. Cette reconnaissance formelle a été internationalisée par la décennie de la Femme, initiée par l‟ONU (1975-85). Cela s‟est aussi traduit par la multiplication de travaux et de publications sur le sujet pour, petit à petit, déboucher sur le concept de “genre et développement”, devenu incontournable depuis la Conférence des Nations Unies à Pékin, en 1995.

En Afrique, le contexte urbain favorise un changement social rapide qui contribue à l‟émergence de nouveaux statuts féminins. La dégradation des conditions de vie dans les villes africaines a entraîné une redéfinition des rôles des hommes et des femmes au sein des ménages. La diminution des opportunités d‟emploi dans le secteur formel de l‟économie urbaine, la difficulté à trouver un emploi dans le secteur informel qui garantisse des ressources suffisantes, la baisse du pouvoir d‟achat, sont autant de réalités qui ont plongé les responsables de familles dans des situations difficiles. Habituels détenteurs du statut de chefs, les hommes se trouvent de plus en plus souvent

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contraints de céder la place à leurs épouses. Dans bien des villes, le rôle croissant des femmes comme soutien de famille n‟échappe pas à l‟observation du vécu quotidien. À Dakar, en particulier, les femmes sont de plus en plus amenées à jouer un rôle économique important et contribuent aux revenus du ménage, bien au-delà du simple apport complémentaire aux petites dépenses quotidiennes. La contribution croissante des femmes aux revenus des ménages compte parmi les nombreuses « micro-stratégies d‟adaptation démo-économiques » (Coussy, 1996) mises en œuvre dans les familles africaines. Leurs répercussions sur les modalités de partage du pouvoir et des responsabilités entre les individus et en particulier entre les hommes et les femmes sont loin d‟être toutes connues. Les situations d‟autonomie des femmes, qui semblent aller à contre courant des us et coutumes, ne sont pas sans lien avec ces changements.

La valeur sociale des femmes fut déniée, leur rôle productif fut au mieux ignoré, au pire exploité, leur émancipation durement entravée. Il n'empêche que par le biais de contacts culturels extrêmement diversifiés, les femmes ont aussi joué depuis deux siècles un rôle privilégié de médiatrices culturelles entre les valeurs autochtones et les valeurs occidentales.

A partir des années 80, la femme, en tant qu‟actrice, devient le concept d‟une nouvelle approche du développement, et depuis trois décennies, sa participation est devenue une exigence des bailleurs de fonds. Cette volonté d‟impliquer davantage les femmes repose sur les images véhiculées à leur sujet. Sur ce point, F. Puget propose quatre types de représentation de la femme qui justifient la mise en place de projets dans la société rurale subsaharienne. La première est celle d‟une femme victime de la domination masculine, et que les projets de développement doivent absolument sauver; la seconde est celle de son rôle en harmonie avec la culture traditionnelle, et qui doit pour cela être préservé tel quel, sous peine de briser un équilibre; la troisième envisage la femme comme se refusant à se prendre en charge elle-même et préférant se reposer sur l‟homme (il faut alors la bousculer pour qu‟elle s‟active...); la dernière image insiste sur le rôle économique fondamental dont elle a tout à fait conscience, et sur la nécessité de l‟appuyer dans ses activités.

II - Les femmes passerelles de paix et éducatrices culturelles

Les femmes sont intermédiaires dans des situations de conflits en facilitant la communication et les négociations et sont de véritables passerelles entre les

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communautés, elles sont artisanes de la paix dans la famille et dans la communauté. Malgré leur rôle important dans ces médiations, elles sont malgré tout, souvent reléguées au second plan au moment des négociations officielles puisqu‟elles sont exclues du processus de communication.

Cependant le seul fait que les hommes aient cessé de se battre ne suffit pas au maintien de la paix qui repose sur un système d‟équilibre social où, bien au contraire, les hommes comme les femmes sont convaincus que vivre dans la paix est ce qu‟ils souhaitent avant tout. La paix suppose donc inévitablement une confrontation entre les attitudes belliqueuses et celles qui tendent à atténuer le conflit. Ce dernier ne se limite pas uniquement à un affrontement armé : chaque individu, la famille, le clan, le village sont des sources de tension possibles et dangereuses pour la paix. À ce stade, les femmes ont incontestablement un rôle décisif. Elles sont responsables de l‟éducation des enfants et influencent considérablement leur développement.

D‟après le rapport du FNUAP de 1992 : « Les femmes jouent un rôle tout à fait déterminant quant à la qualité des enfants, des garçons comme des filles... L‟éducation et la sensibilisation des femmes ainsi que leur gestion des ressources familiales déterminent le développement des enfants sur le plan nutritionnel, intellectuel et physique. C‟est par elles qu‟il pèse sur leur réussite... et leur future productivité ». Il pèse également sur leur vie morale et leurs principes éthiques d‟êtres humains et de citoyens.

Dans les zones paisibles, les responsabilités des femmes sont normales. En cas de violence elles continuent à travailler, à s‟occuper de leur famille et à assumer leurs tâches pendant que les hommes vont combattre.

III- L’évolution du concept genre en Afrique

Le concept du genre doit être appliqué comme un aspect transversal au développement, et non comme une bouée de sauvetage pour une catégorie sociale infériorisée et vulnérable. Le genre pourrait se définir comme l'ensemble des différentiations entre les hommes et les femmes, produites par la société dans laquelle ils et elles vivent. Il se distingue du sexe qui est déterminé par des caractéristiques biologiques. Il s'agit donc d'un concept social qui trouve son origine dans les relations inégalitaires qui existent entre hommes et femmes. Le concept de « genre et développement » est employé au lieu de « femmes et développement » afin d'exposer les relations sociales entre les hommes et les femmes par rapport au développement. Ces

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relations qui tendent à discriminer la femme et à l'assujettir sont prises en compte pour la promotion d'un développement équitable. Plusieurs disparités sont relevées entre les genres en Afrique. Les domaines que couvrent ces disparités sont, entre autres, l'accès à l'éducation et à la santé, l'agriculture, l'emploi, l'octroi de crédit, le contexte juridique et les postes de direction. Des études révèlent que plusieurs avantages découleraient de la réduction de ces différences. Bien que les disparités se remarquent dans toute l'Afrique, quelques différences de statistiques sont relevées d'un pays à un autre.

Pour la FAO, après l'échec de plusieurs programmes et projets de développement en Afrique, il a été constaté que l'implication de la femme dans le processus de développement constitue une nécessité absolue. Pour un développement rural et urbain plus efficace aujourd'hui, il faut surtout viser les femmes. De même, pour éviter l'échec d'importants projets, il faut tenir compte des éventuelles retombées de ces projets sur la situation des femmes. Il est plus important de reconnaître et de valoriser le rôle crucial des femmes comme acteurs de développement, au moins au même titre que les hommes. Prendre en compte les femmes n'est pas une question de mode ni de slogan. C'est une condition nécessaire pour s'assurer de la rentabilité des acquis de toute action de développement. Pour cela, il est nécessaire de prendre des décisions politiques dans plusieurs domaines comme par exemple la formation, l'économie, la coopération au développement, la sécurité alimentaire, etc.

Le Rapport 2009 de la commission économique africaine (CEA) souligne les difficultés que les pays rencontrent en ce qui concerne la pleine réalisation des droits des femmes en raison, entre autres, de la persistance de croyances et de comportements culturels et religieux négatifs à leur égard. Les taux de mortalité maternelle élevés, mis en exergue dans les évaluations régionales de la CIPD+15 et de Beijing+15 en octobre et novembre 2009 respectivement, à nouveau mentionnés dans le Rapport sur les femmes en Afrique constituent un grave sujet d‟inquiétude.

Conclusion

L‟Afrique est un continent riche : riche en biodiversité, riche en ressources minérales, riche en pierres précieuses. C‟est aussi un continent riche en savoirs traditionnels, notamment en matière de plantes indigènes et médicinales. Mais l‟Afrique est également un continent pauvre qui, avec environ 13 % de la population mondiale, ne dispose que de 1 % de la richesse mondiale. Selon les estimations, 50 % de la population africaine vit dans la pauvreté et 40 % souffre de la malnutrition et de la faim. Les deux tiers des sols africains sont dégradés et plus de la moitié de la population du continent n‟a pas accès à l‟eau potable. Le

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paludisme constitue une menace sérieuse dans plusieurs régions et le VIH/SIDA a décimé la jeunesse de nombreuses nations africaines.

Les femmes africaines sont riches d‟expériences et d‟enseignements souvent acquis sur le tas. Elles jouent forcément un rôle fort dans la société malgré les fortes mutations sociales et malgré les difficultés d‟entériner les nouveaux rapports de genre générés par l‟accélération de l‟histoire et la mondialisation. Elles doivent maintenant être évolutives et sensibles aux processus d‟évolution sans renier les héritages du passé mais doivent savoir se soustraire au conservatisme coutumier, religieux et politique.

L‟implication des femmes en politique, comme actrices ou bénéficiaires, amène à s‟interroger sur la nature du politique, conduit aussi à réfléchir sur la manière de l‟exercer. Comment faire de la politique autrement, penser d‟autres alternatives de développement, au lieu de reproduire, comme on le fait généralement des modèles qui ont fait faillite durant un demi-siècle ? Il ne s‟agit plus seulement d‟être en „représentation‟, par un nombre désigné de sièges, par les bureaux politiques pour répondre à la demande des bases féminines (Sow - Codesria).

Si le discours sur leurs droits leur a ouvert un espace de prise de parole et d‟action relativement large, elles ne doivent pas pour autant oublier qu‟elles doivent elles aussi participer à cette transformation de l‟État. Transformer l‟État, en associant leurs revendications à celles plus larges des sociétés civiles sur les égalités de classe, de race, de religion et/ou de culture est un défi qu‟elles doivent relever pour parvenir à une gouvernance plus démocratique et soucieuse du développement durable de ses populations. (Sow)

Les Africaines et les Africains sont plus que jamais soumis à l‟impératif d‟apporter une contribution substantielle aux théories, aux paradigmes, et aux pratiques qui, au delà du débat sur le développement et l'analyse des rapports sociaux entre les sexes, vont influencer l‟orientation globale du village planétaire.

Au regard des défis et de la nécessité pour les femmes d‟Afrique et d‟ailleurs de faire valoir, de façon transversale leurs positions, H. Dagenais a sans doute, raison de penser que les féministes du Nord et du Sud n'ont pas encore les moyens de renoncer à la sororité. Il faut néanmoins ajouter (Touré – Codesria) à ce bel appel à la solidarité que pour être durable et pérenne, la sororité ne saurait reposer que sur la compréhension mutuelle et le respect des intérêts différentiels des unes et des autres.

7

Bibliographie

1- Agnès Adjamagbo1 et Philippe Antoine

Être femme « autonome» dans les capitales africaines : les cas de Dakar et Lomé Institut de recherche pour le développement (IRD)

2-Marie-Ange Baudouin

Genre et développement: la place de la femme en Afrique rurale et dans les projets de développement agraire

3-Jeannine Bugain

La problématique du rôle des femmes dans le développement en Afrique : l‟implication du CIFAD - Recherches féministes, vol. 1, n° 2, 1988, p. 121-126.

4-Catherine COQUERY-VIDROVITCH

Histoire des Femmes d'Afrique - CLIO. Histoire, femmes et sociétés Numéro 6 (1997) Femmes d'Afrique

5- Commission économique pour l’Afrique

Rapport sur les femmes en Afrique 2009

Mesurer l‟inégalité entre les sexes en Afrique: expériences et leçons tirées de l‟Indicateur de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique

6- FAO

Extrait, Développement durable en Afrique : la contribution de la femme : recommandations politiques élaborées dans le cadre de la campagne coordonnée « carrément pour l'Afrique », Rome : FAO, 1996

7- Monimart, Marie

Extrait, Femmes du Sahel : la désertification au quotidien, Paris - OCDE, s.d. pp. 234-241.

8

8- Fatou Sow

Femmes, état et mondialisation en Afrique – CODESRIA

9- Marème Touré

La recherche sur le genre en Afrique : quelques aspects épistémologiques, théoriques et culturels

10- © Unesco 2003

Les femmes et la paix en Afrique Printed in France SHS-2003/WS/38

 

http://aflit.arts.uwa.edu.au/Noppaw_Dakar_Fatoumata-Kane.pdf

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11 février 2012

"Femmes au Centre Martinique" et "Brasil Tropical Jeunesse"

5

 

Les associations "Femmes au Centre Martinique" et "Brasil Tropical Jeunesse" nous convièrent  à une conférence débat le Samedi 4 Février 2012. 14h déjà, la Salle Jacques decour située au 6-8 rue des Rosiers Nanterre était prête, belle salle , bien agencée et multicolorée par le soin des organisateurs qui avait à la tête Marloue Mona le réferente de l’association « Femme au Centre Martinique », décors des Îles, du Brésil et Haïti, ils nous on fait voyager non seulement par le décor mais pa la chaleur humaine qui caractérise leur engagement.
cette  conférence-débat avait pour thème :
"Comment renforcer la place des femmes dans la société?".

 

1

-Les femmes et la politique. Intervenante: La Présidente de l' AMEG Marthe Dèdè KOIVOGUI prit la parole en premier devant un public anthousiaste et très attentif à son exposé car chiffre à l’appui, la Présidente de l’AMEG(Association des mères et enfants de Guinée) a su exposer avec minutie la problématique de la discrimination sexuelle en politique mais dans la vie de tous les jours :
Plusieurs questionnement :
-    Les femmes sont t’ils meilleures en politique ?
-    Pourquoi ne s’intéressent t’elles pas ou peu à la politique ?
-    Pourquoi au niveau de l’éducation nationale et dès le plus jeune âge(la maternelle), l’enfant est catalogué sur des métiers dit « féminins » ou » masculins » ?
«Les femmes et la vie politique
Les Françaises ont été et restent largement exclues de la représentation démocratique depuis la
Révolution de 1789. Pour tenter d’y remédier, la France s’est dotée d’une législation paritariste. Non sans
de vifs débats, en particulier au nom de l’universalisme républicain : les électeurs et les électrices
choisissent-ils/elles une femme pour ses compétences politiques ou pour sa qualité de femme ?
Représente-t-elle les femmes ou, comme tout parlementaire, le corps de la Nation ?
Depuis le 8 juillet 1999, la constitution de la Ve République indique que la loi « favorise l’égal accès des
hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives » et son article 4 que les partis
et groupements politiques « contribuent à la mise en oeuvre » de ce principe « dans les conditions
déterminées par la loi ». La loi du 6 juin 2000 contraint les partis politiques à compter moitié de candidates
pour les élections qui ont lieu au scrutin de liste (municipales, régionales, européennes et sénatoriales
dans les départements qui élisent plus de quatre sénateurs). Ainsi, aux législatives, les partis qui n’ont
pas au moins 48 % de femmes candidates sont pénalisés financièrement.
Les chiffres sur la place des femmes dans la vie politique française
Mandat Pourcentage Date
Députées 12% 2005
Sénatrices 11% 2005
Conseillères régionales 47,6% 2004
Présidentes de Conseil régional 4,5% (une sur les 22 régions) 2004
Conseillères générales 10,9% 2004
Conseillères municipales 31,6% 2001
Maires 10% 2005
Source : Ministère de l’Intérieur
On est pourtant encore loin de l’égalité, comme l’ont encore démontré les dernières élections régionales
et cantonales. Si l’on compte 47,6 % de femmes dans les conseils régionaux (contre 27,5 % en 1998),
une seule est à la tête d’une région, contre trois auparavant. La parité ne s’appliquant pas aux élections
cantonales, seuls 10,9 % des conseillers généraux sont des femmes qui dirigent seulement trois
départements sur cent.
Dans le même sens, seuls 10 % des maires sont des femmes en 2005. Néanmoins, ce pourcentage est
en légère augmentation.
Proportion de femmes élues maires en mars 2001
Communes de 3 500 à 9 000 habitants : 6,2%
Communes de 9 000 à 30 000 habitants : 7,1%
Communes de plus de 30 000 habitants : 8,2%
Ensemble des communes de plus de 3 500 hab 6,7%
Sources : ministère de l’Intérieur
Par rapport aux autres Etats membres de l’Union européenne, la France ne rattrape pas son retard quant
à la place occupée par les femmes. Elle est classée en treizième position pour ce qui concerne la part des
femmes élues à l’Assemblée et en avant-dernière position parmi les Etats ayant un Sénat ou une
deuxième chambre.
Novembre 2005
Place des femmes dans les parlements des Etats membres de l’UE :
assemblée nationale ou chambre unique’voir chiffres recents  communiqués par
Pays année pourcentage
Suède 2002 45,3%
Danemark 2001 38%
Pays-Bas 2003 36,7%
Finlande 1999 36,5%
Autriche 2002 33,9%
Allemagne 2002 32,2%
Espagne 2000 28,3%
Belgique 1999 23,3%
Portugal 2002 19,1%
Royaume-Uni 2001 17,9%
Luxembourg 1994 16,7%
Irlande 2002 13,3%
France 2002 12,3%
Italie 2001 11,5%
Grèce 2000 8,7%
Source : Union interparlementaire, mars 2003
Les législateurs ont pris des mesures coercitives, pariant sur des actions positives en faveur des femmes,
notamment en politique, pour parvenir à court terme à une parité effective. Mais il s’agit d’une parité de
candidatures et non de résultats ; et les partis politiques préfèrent renoncer à une partie de leur dotation
financière en payant des amendes, plutôt que laisser aux femmes une place équitable.
Importance des chiffres
Les chiffres bruts de l’inégalité entre hommes et femmes sont importants car leur seule lecture met en
lumière certains aspects des mécanismes d’accès au pouvoir.
Dans les pays qui vivent sous un régime dictatorial, des simulacres d’élections sont parfois organisées et
les dirigeants en place se font élire par le peuple avec des scores supérieurs à 90% : la lecture de tels
scores suffit pour que les opinions publiques des pays démocratiques soient convaincues de leur trucage.
Nous pourrions tenir le même raisonnement au vu des chiffres sur la représentation des femmes en
politique en France. Lorsque pour une population composée environ de 50% de femmes et de 50%
d’hommes nous constatons qu’environ 90% des maires, des députés, des sénateurs sont des hommes,
on peut s’interroger sur les raisons de cette dissymétrie. L’opinion publique d’un pays démocratique
comme le nôtre, qui est choquée par les 90% de voix obtenues par un dictateur notoire dans un pays
lointain, enregistre sans broncher les 90% de score obtenu par les hommes en politique en France,
mettant ce score au compte d’une absence de candidates sérieuses.
Novembre 2005
Derrière les chiffres, les mentalités
L’étude plus attentive des discours politiques, des listes électorales, des articles parus dans la presse
politique ainsi que des sondages d’opinion montre que la place des femmes en politique est encore
perçue comme n’allant pas de soi à la fois par la classe politique elle-même et par une bonne partie de
l’électorat. La possibilité récente (septembre 2005) de deux candidatures féminines à la présidence de la
République (Ségolène Royal au PS et Michèle Alliot-Marie à l’UMP) a suscité des réactions sexistes et
méprisantes au sein de la classe politique ainsi que des débats dans la presse écrite et audiovisuelle sur
la capacité des femmes en général à assumer la présidence de la République.
L’univers politique est encore largement conçu comme un univers viril, où les hommes sont légitimes et
les femmes tolérées surtout dans des positions où elles sont censées utiliser des qualités prêtées aux
femmes en tant que femmes : missions sociales, médiation, mandats administratifs… Les interviews de
femmes politiques font surgir de nombreuses questions sur leur vie familiale. C’est le domaine dans
lequel elles doivent avant tout faire leurs preuves, contrairement aux hommes politiques à qui on ne
demande de comptes que sur leurs actions politiques. Ce clivage hommes / femmes au sujet de
l’importance de la vie de famille a, une fois de plus, des racines dans les mentalités : ne distingue-t-on
pas dans l’appellation « madame » et « mademoiselle », les femmes mariées d’un côté et les célibataires
de l’autre, et ce sans aucun fondement dans aucune loi, alors que les hommes sont appelés « monsieur »
sans référence à leur vie privée ?
Une étude récente (G. Derville, S. Pionchon, parue dans la revue Mots - Les langages du politique, juillet
2005) montre la force des représentations sociales qui dissuade de nombreuses femmes de s’engager
dans une carrière politique ambitieuse : ici un étudiant interviewé qui affirme n’avoir jamais entendu
l’expression « femme politique » mais seulement « homme politique », là un reportage à la télévision qui
affirme qu’en campagne électorale les « hommes politiques » montrent « leur vie privée, leur femme,
leurs enfants » - ce qui tend à dissimuler l’inégalité des genres ; au gouvernement, en 2003, un schéma
de communication envoyé à tous les ministres leur demandant de présenter les membres du
gouvernement comme de « bons pères de famille »… et ailleurs, une élue interpellée en réunion publique
par un « Tes gosses, qui est-ce qui va te les garder ? […] Qui va faire la soupe à ton mari ? »
Tout cela compose, en France, un paysage politique et social encore peu propice à l’ascension des
femmes en politique. Néanmoins, depuis la loi sur la parité leur présence s’est sensiblement renforcée, du
moins aux élections locales, et les stéréotypes liés à l’éternel féminin ne cessent de reculer. La présence
des femmes en politique est un indicateur essentiel du rôle des femmes dans une société et, plus
largement, du degré de démocratie dont elle s’est dotée.

 

2
Puis vint l’intervention de  Mme Nabintu MILONGO -Les femmes et les violences: presidente de L'AFAS, quel empressement et d’engouement à écouter enfin des femmes d’actions , sur le terrain, tambour battant, cette femme plus que dynamique nous a convaincu de la nécessité de travailler ensemble mais surtout tenir compte de la réalité, elle a appelé cela « LA VERITE » qui consiste à relater la réalité sur place, l’état d’âme et d’esprit des femmes, mais de quoi s’agit t-il ?
L’AFAS est l’Association des Femmes Africaines Solidaires pour le développement.
Mme la présidente de l’Afas, termine en ce terme :
Nous, assemblée de ce jour avons été malgré le degré d’instruction de avons été bleffé par la connaissance du terrain et des actions menées sur place, en RDC(République Démocratique du Congo)plus que positives de cet association. Notre sœur Mme Nabintu MILONGO ,presidente de L' AFAS avec émotion nous expose sa difficulté à parler juste, à promouvoir la douleur, la souffrance des femme de cette contrée et surtout l’implication de l’AFAS dans l’amélioration des conditions de vie de nos mères et sœurs, AFAS avec son ou ses programmes protèges les femmes des viols, comment se nourrir, se faire respecter et se protéger par différents dispositifs en allant ou en ne pénétrant pas très loin des lieux d’habitation(forêt dense propice au viol), elle nous a ému, secouer, multiplier l’envie de VIVRE et de combattre pour soi et pour son voisin donc la SOLIDARITE.
Elle a insisté sur le mensonge et l’exploitation que l’homme, l’individu lambda, les médias exerce sur cette couche !
Vive des femmes comme elle, vive la conscience positive et constructive.

 

3
Quant au Modérateur, je le surnommerai « HERO », Mustapha Abdou-Raouf, Président de AHC(Action Humanitaire aux Comores).
Dans mon language journalistique , le modérateur est le « SAGE », il veille et sait t’inte
rompre pour équilibrer le débat, il est e fait le Noyau, «  l’homme fort », tu es présenté et désigné par lui.
Seulement voilà, je suis tombé ce jour là sur un « OS », comment Femme au Centre Martinique a pu dénicher un tel géni ?
L’homme est froid au premier abord mais avec une maîtrise implacable de ses îles,
Quelle culture, quelle maîtrise et quel patriotisme Moustapha !
Après des heures d’explication à me convaincre sur l’INDEPENDANCE AFRICAINE(tromperie du colon français), Mme la députée maire de Nanterre rentre :4
-Les femmes dans la diversité et la parité. Intervenante: Mme la députée Jacqueline FRAYSSE et autres...
Une Femme d’Action qui selon son thème nous a convaincue, elle a osé venir, affronter  les questions, se frictionner avec ses élus, les habitants !
Elle nous a donné des chiffres récents(voir avec Mustapha) mais conclu le débat, elle estime que le progrès est là, de patienter et de continuer à sensibiliser dans tous les secteurs , elle est à soutenir car nous enregistrons au fil des années des améliorations dans la condition de vie des femmes grace à la jugeote de FEMMES comme elle.

Vive la DIVERSITE, source de richesse !

Vive  Les associations " Femmes au centre Guadeloupe, "Brasil tropical jeunesse", " Femmes au centre Martinique", L AMEG, L AHC,LE PACT, L L'AFAS ,Mme la deputee Jacqueline Fraysse ,
Recit de SOLEYI

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.3152741014937.2151023.1157515843&type=3

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22 décembre 2011

Moussa Dadis Camara

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Moussa Dadis Camara, né le 1er janvier 1964 ou le 29 décembre 1968 à Koulé (près de Nzérékoré), est un officier militaireguinéen. Président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), la junte militaire au pouvoir après la mort deLansana Conté, il s'autoproclame président de la République de Guinée le 24 décembre 2008. Blessé à la tête le 3 décembre 2009, il est hospitalisé au Maroc, puis au Burkina Faso, et doit quitter ses fonctions le mois suivant.

Il fait ses études primaires et secondaires à N'zérékoré, sanctionnées par un baccalauréat en sciences mathématiques au lycéeSamory Touré. Puis, en 1986, il intègre l'université de Gamal Abdel Nasser de Conakry, et obtient, en 1989, une licence en économie et finance.

En 1990, Moussa Dadis Camara intègre l'armée guinéenne, et poursuit sa formation à la base à Kindia, à 137 km de la capitale. Il suit une formation à l’Académie royale de Meknès, au Maroc. Six ans plus tard, il suit des cours d’officier à Dresde, puis obtient un brevet de chef de section en gestion à Brême (Allemagne), et intègre une brigade franco-allemande. À son retour de l'Occident, en 1999, il devient intendant-adjoint au sein des forces des Nations unies pour la Sierra-Léone (UNAMSIL). De 2000 à 2001, il est le chef de la Section Essence à la direction générale de l'Intendance militaire des armées de Guinée. Il repart en Allemagne en 2004, et effectue des études en capitainerie d’intendance et de logistique à l’École d’Infanterie de Hambourg, puis suit des cours pratiques de troupes aéroportées d'où il obtiendra un brevet de parachutiste-commando. Entre 2005 et 2007, Moussa Dadis Camara exerce le poste de Chef de section des Essences et Ravitaillement à l'Intendance militaire des forces armées, puis, en 2008, celui de directeur général des Essences et Lubrifiants. Entre temps, il suit des cours à l'État major à l'École militaire inter-armée (EMIAG), en Guinée.

Arrivée au pouvoir[modifier]

Quelques heures après l'annonce de la mort de Lansana Conté, deuxième président de la République de Guinée, le capitaine Camara, jusqu'alors inconnu du grand public, apparaît à la radio-télévision guinéenne2 pour annoncer la suspension de la Constitution et de toutes les institutions républicaines ainsi que la dissolution du gouvernement. Il prononce un discours à caractère social, dénonçant le désespoir profond du peuple de Guinée, la complicité des dignitaires du pouvoir dans le pillage des ressources du pays et leur incapacité à fournir à la population les services de base3.

Le 23 décembre 2008, il est porté à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD)4. Le lendemain, les forces armées le désignent président de la République de Guinée, Camara promet des élections « libres, crédibles et transparentes » en décembre 20105. Comme promis à la prise du pouvoir, Moussa Dadis Camara nomme, le30 décembre 2008, le banquier Kabiné Komara Premier ministre et chef du gouvernement.

Présidence de la République[modifier]

Débuts encourageants[modifier]

Moussa Dadis Camara prononçant un discours, en 2009.

Suite à la rencontre entre le CNDD et le secretaire d'État français à la Cooperation Alain Joyandet, le 4 janvier 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara réitère l'engagement de la junte à organiser des élections libres et transparentes, auxquelles ni les membres du CNDD, ni les membres du futur gouvernement de transition ne seront candidats, à la fin décembre 20096. Cependant en avril 2009, Dadis Camara menace de se présenter à la présidentielle de décembre 2009 si les leaders d'opinion ne cessent de s'« acharner » contre le CNDD7.

À son arrivée au pouvoir, la Guinée, selon les populations, était considérée comme l'une des plus grandes plaques tournantes de la drogue de la sous-région ouest-africaine8. Dadis Camara explique que « La drogue cause un énorme préjudice non seulement au peuple guinéen, mais à tous les opérateurs économiques. C'est pourquoi, j'ai décidé de la combattre pour redorer l'image de marque de mon pays »9. Afin d'attirer les investisseurs, le Président guinéen cherche à rassurer les opérateurs économiques. Ainsi les interpellations se multiplient à Conakry, impliquant des protégés de l'ancien régime autoritaire tels que Ousmane Conté le fils ainé de l'ex-président, Saturnin Bangoura le beau-frère du général Lansana Conté ou encore Lansana Camara, fils du Général Kerfalla Camara (ancien chef d’État-major général des forces armées guinéennes)10. Ces multiples arrestations de hauts fonctionnaires ou d'officiers supérieurs valent à Dadis Camara l'estime de son peuple voyant en cela la volonté de rompre avec la culture de l’impunité cultivée depuis longtemps et la corruption généralisée. La lutte contre les narcotraficants sera médiatisée avec des procès télévisés contribuant à la propagande du CNDD digne d'un régime dictatorial. Même si Moussa Dadis Camara est considéré actuellement par l'ONU comme un acteur important dans la lutte contre le narcotrafic en Afrique de l'Ouest, le problème de l'absence de chiffres réels demeure. Le 8 août 2009, le président Moussa Dadis Camara reçoit11, en présence du président sénégalais Abdoulaye Wade, l'oscar du Mérite du Conseil international des managers africains (CIMA) pour son combat contre les narcotrafiquants12 et pour la moralisation économique.

Massacre de septembre 2009[modifier]

Le 28 septembre 2009, à la suite d'un meeting organisé dans l'enceinte du plus grand stade de Conakry, l'armée guinéenne tire à balles réelles sur les manifestants, occasionnant 157 morts selon les ONG, qui font aussi état de milliers de blessés et de nombreux viols13. La communauté internationale a fermement condamné cette violente répression, et le président Camara explique cet événement par l'indiscipline de ses forces armées, et déplore le décès de « ceux qui l'ont amené au pouvoir ». Ce massacre engendre la démission du porte-parole du gouvernement et des ministres de l'Agriculture et de la Fonction publique, fait sans précédent en Guinée14.

La France, par la voix de Bernard Kouchner, décide de suspendre sa coopération militaire avec le CNDD15,16 et demande, conjointement avec les États-Unis, une enquête internationale17. La Cour pénale internationale (CPI) donne une suite favorable à cette requête18 et la France appelle ses 2 500 ressortissants à quitter la Guinée en raison de la détérioration de la situation19. L'International Crisis Group met de son côté en garde contre une « guerre civile qui pourrait déstabiliser l'Afrique de l'Ouest, s'il n'est pas mis rapidement fin au régime militaire14 ».

Devant les pressions internationales, Moussa Dadis Camara affirme, le 17 octobre 2009, n'avoir « peur de rien20 ». Mais le 21 décembre suivant, le rapport de la Commission d'enquête internationale estime qu'au moins 156 personnes ont été tuées dans la répression et que 109 femmes ou jeunes filles ont été violées, voire parfois mutilées21. Les enquêteurs de l'ONUparlent de « crime contre l'humanité » et en imputent notamment la responsabilité à Moussa Dadis Camara, pour lequel ils réclament la saisie de la Cour pénale internationale22.

Tentative d'assassinat[modifier]

À la suite du massacre du 28 septembre, des dissensions apparaissent au sein du CNDD23. Le général Sékouba Konaté essaye de faire arrêter Aboubacar « Toumba » Diakité parClaude Pivi, mais Dadis s'y oppose. Sous la pression de l'enquête internationale, Dadis Camara semble se désolidariser des responsables des violences.

Le 3 décembre 2009, alors que Sékouba Konaté est en voyage au Liban, Moussa Dadis Camara se rend au camp militaire "Koundara", base de son aide de camp et chef de la garde présidentielle, Aboubacar « Toumba » Diakité. Dans des circonstances à éclaircir, ce dernier tire sur Dadis Camara et le blesse à la tête.

Probablement touché à la tête et au cou24, il est transféré le lendemain à Rabat (Maroc), afin d'y être hospitalisé dans une « situation difficile mais pas désespérée », d'après le président burkinabé Blaise Compaoré25. En attendant de plus amples informations, l'intérim est assuré par le n°3 de la junte, le général Sékouba Konaté ; une récompense de 200 millions de francs guinéens en plus d'une villa est promise à qui retrouvera Aboubacar Diakité ou donnera des informations pouvant le localiser.

Toumba, quant à lui, accuse Dadis Camara d'avoir commandité les massacres et d'avoir voulu lui rejeter la responsabilité26, et affirme avoir aidé des opposants à échapper aux violences, version confirmée par François Lonsény Fall, ancien Premier ministre27, mais remise en cause par un rapport de Human Rights Watch28.

Retrait du pouvoir[modifier]

Le 12 janvier 2010, à la surprise générale, Moussa Dadis Camara quitte le Maroc, où il était hospitalisé depuis le 4 décembre 2009, pour Ouagadougou (Burkina Faso). Il y est rejoint par le général Sékouba Konaté, qui assure l'intérim depuis son hospitalisation, pour des négociations sous l'égide de Blaise Compaoré. Un accord est trouvé le 15 janvier 2010, et Camara renonce au pouvoir, officiellement pour des raisons de santé29. En réalité, selon les télégrammes de la diplomatie américaine révélés par WikiLeaks, les gouvernements français et américains en accord avec Mohammed VI ont profité de son hospitalisation à Rabat pour lui trouver un successeur et le forcer à l'exil30. Français et Américains se méfiaient de Dadis Camara depuis le massacre du 28 septembre 2009 et ils craignaient que ses ambitions militaires (recrutement de mercenaires, achats d'armes) ne soient une menace pour la stabilité de la région30.

À l'occasion de l'élection présidentielle guinéenne de 2010, toujours en exil, il ne donne aucune consigne de vote, appelant « tous les électeurs de [son] pays de voter le candidat de leur choix »31. Le 20 décembre 2010, il annonce son intention de rentrer en Guinée32.



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Lansana Conté

 

2Lansana_Conte432

 

Lansana Conté, né vers 1934n 1 à Moussayah Loumbaya dans la région de Kindia2 et mort le 22 décembre 20083 à Conakry, est un homme politique guinéen, président de la République de Guinée de 1984 à sa mort en 2008.

D'origine soussou, il intègre l'armée française en 1955, et participe à la guerre d'Algérie. Promu lieutenant, il défend le régime dictatorial d'Ahmed Sékou Touré. Dix ans plus tard, il est élu député du Parti démocratique de Guinée (PDG, parti unique).

Parvenu au grade de colonel, il participe au coup d'État de 1984, une semaine après la mort du « père de l'indépendance de la Guinée », Sékou Touré. La junte, dénommée Comité militaire de redressement national (CMRN), porte Lansana Conté à la tête du pays.

Libéral et nationaliste, il privatise les entreprises publiques, réduit le nombre de fonctionnaires, et dote la Guinée d'une nouvelleConstitution qui autorise le multipartisme. Devenu général, il est officiellement élu président de la République en 1993, et largement reconduit en 1998 et 2003, grâce à une modification constitutionnelle. Malgré les restrictions des libertés et les menaces, l'opposition critique ouvertement ces scrutins, qu'elle estime truqués, et qu'elle boycotte par la suite.

À la fin de sa présidence, alors que la situation économique et sociale continue de se dégrader, Lansana Conté doit affronter plusieurs révoltes, réprimées dans le sang, ce qui le contraint à négocier avec les syndicats4. Victime de plusieurs tentatives de renversement et d'assassinat, il décède des suites d'une « longue maladie », après 24 ans de pouvoir sans partage. Sa mort est suivie d'un coup d'État qui renverse la IIe République qu'il avait instaurée.

Fils d'agriculteur5, Lansana Conté est issu de l'ethnie des Soussous6. Il entre à l'école des enfants de troupe de Bingerville (Côte d'Ivoire) en 1950, puis à celle de Saint-Louis (Sénégal) ; il effectue ensuite ses classes au peloton de Kayes (Mali).

En 1955, il entre dans l'armée française, et est affecté en Algérie pendant la guerre d'indépendance, en 19577. Après son service militaire, il retourne en Guinée, qui est devenue indépendante de la France le 2 octobre 1958 : il intègre alors la nouvelle armée avec le grade de sergent. Transféré au 2e bataillon d'artillerie, il est promu lieutenant en 1965. Le 22 novembre 1970, lorsqu'un groupe d'exilés guinéens envahit le pays à partir de la Guinée portugaise, dans le but de renverser le gouvernement du président Ahmed Sékou Touré, il participe à des opérations visant à défendre la capitale. Après que les forces pro-gouvernementales parviennent à stopper l’invasion, Lansana Conté est promu, le 27 février 1971, au grade de capitaine pour « service rendu à la nation », et jouit de la réputation de militaire courageux8. En 1973, il est nommé commandant de la région militaire de Boké (nord-ouest de la Guinée) afin d'aider le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), mouvement de guérilla indépendantiste, dans le pays voisin, la Guinée portugaise.

Chef d'état-major adjoint de l'armée de terre à partir de 1975, puis chef de la délégation guinéenne au cours des négociations censées régler un différend frontalier avec la Guinée-Bissau en 1977, il est élu à l'Assemblée nationale en 1980, sur la liste unique du Parti démocratique de Guinée (PDG). Deux ans plus tard, élu membre du comité central du PDG, il est promu colonel.

Le 26 mars 1984Ahmed Sékou Touré, le « père de l'indépendance », meurt à Cleveland lors d'une opération cardiaque9 et l'unique parti de l'époque, le Parti démocratique de Guinée (PDG), sombre dans de violentes querelles de succession.

C'est dans un contexte de déclin et d'incertitudes qu'une semaine plus tard, le 3 avril 1984, un coup d'État militaire dirigé par le colonel Conté renverse le président intérimaire, Louis Lansana Beavogui. La junte, dénommée Comité militaire de redressement national (CMRN)n 2, porte alors son leader au pouvoir5, qui est proclamé président de la République deux jours plus tard, alors que vient d'être instituée la IIe République.

Le nouveau chef de l'État dénonce le régime de Sékou Touré s'engage à établir un régime démocratique, à sortir la Guinée de son isolement international et à exploiter les ressources naturelles. Il se pose en défenseur des droits de l'homme en libérant 250 prisonniers politiques, encourageant ainsi le retour d'environ 200 000 Guinéens de l'exil.

C'est ainsi que quelques mois plus tard, Lansana Conté est nommé secrétaire général du Parlement international pour la sécurité et la paix, une organisation intergouvernementale basée en Italie.

Le 22 décembre 1985, dans son discours-programme, il opte pour un libéralisme économique, après 26 ans d'économie centralisée. Il lance de nombreuses réformes : le rétablissement de l'initiative privée, la privatisation de nombreuses entreprises publiques, la dévaluation de la monnaie et le rétablissement du franc guinéen, ainsi que la réduction des dépenses du gouvernement et l'encouragement des investissements étrangers.

Le 3 avril 1990, à l’occasion du sixième anniversaire de l’avènement de la IIe République, Lansana Conté est promu au grade de général de corps d'armée. Dans le même temps, alors qu'une vague démocratique touche l'Afrique, il fait adopter une nouvelle Constitution par référendum le 23 décembre 1990. En 1992, dans le cadre des préparatifs de l'élection présidentielle de l'année suivante, les partis politiques sont officiellement légalisés5 et douze lois organiques réglementent le statut d'institutions telles que la Cour suprême.

Les mesures annoncées par le nouveau président ne tardent pas à se faire sentir : la croissance économique s'élève à 4,5 % par an et le taux d'inflation ne dépasse pas 5 % du PIB8.

Le CMRN est dissout le 16 janvier 1991, et est remplacé par le Comité de transition pour le redressement national (CTRN), un organe composé à partie égale de civils et de militaires.

De décembre 1993 à décembre 2003 : la radicalisation du régime[modifier]

Lors de l'élection présidentielle de 1993, Lansana Conté, candidat du Parti de l'unité et du progrès (PUP), est opposé à huit candidats10, dont Alpha Condé (RPG). Le président sortant l'emporte dès le premier tour de scrutin avec 51,7 % des suffrages11. Cette élection est vivement contestée par les partis d'opposition suite à la décision de la Cour suprême d'annuler les résultats de deux préfectures où Condé avait obtenu plus de 90 % des voix12 ; dès lors, le régime en place prend un visage plus radical.

Réélu avec 56,1 % des suffrages en 199811, Lansana Conté renoue peu à peu avec les pratiques autoritaires de Sékou Touré, en faisant notamment arrêter de nombreux opposants. Ennovembre 2001, il soumet à la population un référendum prévoyant une modification constitutionnelle afin qu'il puisse briguer un troisième mandat à la tête du pays. Le référendum, qui réduit la décentralisation et prolonge le mandat présidentiel de deux ans, est adopté par 98,4 % des voix, et est dénoncé par les observateurs internationaux.

Le 30 juin 2002, alors que les principaux partis d'opposition boycottent les élections législatives8, le parti présidentiel remporte à nouveau la majorité à l’Assemblée nationale, obtenant 61,5 % des suffrages et 85 des 114 sièges à pourvoir.

De décembre 2003 à sa mort : une fin de présidence difficile[modifier]

En décembre 2003, il est réélu avec 95,63 % des suffrages13,14 face à un seul adversaire, les autres opposants préférant ne pas participer à un scrutin qu'ils estiment joué d'avance.

Au milieu de l'année 2006, alors que le prix du riz et du carburant est au plus haut, les nombreuses grèves générales et leurs sanglantes répressions, affaiblissent le président guinéen.

En août, Human Rights Watch rend public un rapport de trente pages qui condamne les violations des droits humains en Guinée, en mettant en évidence le vide politique résultant de la maladie du président en cours, et exprimant sa préoccupation quant à l'avenir. Mais en octobre 2006, le général Conté annonce qu'il compte demeurer président jusqu'à la fin de son troisième mandat en 2010, tout en précisant qu'il aime son pays et qu'il le protège contre ses ennemis. Il déclare également qu'il est à la recherche d'un successeur « comme [lui], qui a de l'envergure, patriote, pour diriger la Guinée »15.

Malgré une nouvelle grève générale commencée le 10 janvier 2007, Lansana Conté s'accroche au pouvoir. Une semaine après, il annonce le limogeage de Fodé Bangoura, ministre d'État aux Affaires présidentielles et numéro deux du régime. Quelques jours plus tard, alors que plusieurs centaines de milliers de citoyens continuent à manifester et que 59 personnes sont mortes de la répression des forces de l'ordre, le général Conté accepte de nommer un Premier ministre de consensus. Il cède aux demandes des centrales syndicales à l'origine de la grève le 26 janvier, et annonce qu'il transférera toutes ses prérogatives de chef du gouvernement au futur Premier ministre, dont il ne révèle pas le nom immédiatement. Le 9 février, il choisit finalement de nommer Eugène Camara, un de ses proches. Mécontents de ce choix, les syndicats et la société civile s'embrasent. Le président cède à la pression, et le 26 février, il nomme Lansana Kouyaté au poste de Premier ministre. Le bilan humain de ce soulèvement est terrible : au moins 186 personnes sont tuées et 1 200 blessées3.

Le 5 avril 2007, Conté cède le poste de ministre de la Défense nationale qu'il détenait depuis plusieurs semaines au général Arafan Ousmane Camara16. Toutefois, le 5 décembre de la même année, un décret de restructuration des ministères accroît un peu plus les pouvoirs du secrétaire général de la présidence de la République, au détriment du Premier ministre.

En mai et juin 2008, des soldats menacent la stabilité du pays en réclamant le paiement des arriérés de leur solde, fragilisant encore un peu plus le régime en place. Cette fois-ci, le bilan s'élève à au moins trois morts et à des dizaines de blessés.

Tentatives de renversement[modifier]

Le 4 juillet 1985, l'ancien Premier ministre Diarra Traoré, un colonel qui a pris part au coup d'État de 1984, tente de s'emparer du pouvoir alors que le président Conté assiste au sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Lomé, au Togo. Mais le peuple et les troupes fidèles à Conté lui témoignent leur soutien par l’écrasement spontané de la rébellion. Au total, 18 personnes perdent la vie11 et une centaine de militaires, y compris Traoré, sont par la suite exécutés pour leur implication dans l’insurrection.

Une mutinerie militaire éclate les 2 et 3 février 1996 pour non-paiement des salaires. Caché dans les sous-sols du Palais des nations, le président échappe de peu à la mort, alors que l'on bombarde son bureau. Son apparition en public met cependant un terme à la révolte qui a causé plusieurs dizaines de morts.

Le 19 janvier 2005, il est victime d'une nouvelle tentative d'assassinat17, alors que son cortège revient de l'aéroport de Conakry. Le président, qui n'a pas été blessé, déclare que « Dieun'avait pas encore décidé que c'était temps qu'[il] meure ».

État de santé et décès[modifier]

Des rumeurs récurrentes le disant mourant circulent dès 2002. Effectivement, au mois de décembre de cette même année, des médecins marocains lui diagnostiquent une leucémie et une forme aiguë de diabète, et lui annoncent qu'il lui reste moins de six mois à vivre8. À l'occasion de l'élection présidentielle de 2003, il reconnaît avoir des douleurs aux pieds, et est contraint de voter à bord de sa voiture en raison de sa difficulté à marcher18.

Début 2006, son état de santé s'aggrave brusquement ; il se rend alors à plusieurs reprises à l'étranger pour se faire hospitaliser19, et est victime de comas diabétiques à répétition8. Lors d'une allocution au cours de l'année 2007, il confirme ses problèmes de santé : « Je suis en train de diminuer », déclare-t-il16. Ayant confessé que la maladie le fatiguait depuis longtemps5, il paraît de plus en plus amaigri.

Conté, gros fumeur20, souffre également de problèmes cardiaques, est régulièrement absent des réunions internationales18, ne quitte plus le territoire national lors des dernières années de sa vien 3, et ne peut même pas assister aux cérémonies du 50e anniversaire de l'indépendance de la Guinée, le 2 octobre 20088.

Le président malade, que l'on dit très mal entouré21, ne vit plus dans la capitale mais dans un petit village où il cultive des champs de riz22. Durant cette période, ce sont ses proches conseillers, régulièrement renouvelés, qui assurent véritablement le pouvoir22.

Le 23 décembre 2008Aboubacar Somparé, président de l'Assemblée nationale, annonce à la télévision que le président de la République est décédé la veille à 18h45 (heure GTM), « après une longue maladie »3, sans préciser la cause exacte de sa mort. Selon lui, Lansana Conté a caché ses souffrances physiques pendant des années, afin de donner le bonheur à la Guinée23. Un deuil de 40 jours est alors décrété par le Premier ministre3.

Quelques heures après sa mort, un groupe d’officiers se présentant sous le nom de Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) annonce à la radio, par le biais de son porte-parole Moussa Dadis Camara, la dissolution du gouvernement et de la Constitution du pays, laissant présumer un coup d'État24. En effet, le 24 décembre 2008, Moussa Dadis Camara s'autoproclame président de la République25.

Les funérailles de Lansana Conté, qualifiées de « grandioses » par la presse26,27, se déroulent le 26 décembre 2008 à Conakry, et rassemblent plus de 30 000 personnes, ainsi que plusieurs chefs d'État africains28.

 

 

 

 

 

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02 décembre 2011

Inscription à l'école primaire - L'Afrique détient le record

Inscription à l'école primaire - L'Afrique détient le record

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Maputo — Le continent africain est celui qui a enregistré le plus fort taux d'inscription au niveau primaire dans le monde ces six dernières années. C'est le directeur général de l'Unesco qui l'a fait savoir lors de son allocution à l'ouverture de la 8ème biennale de l'ADEA.

Koïchiro Matsuura tient cette information du dernier Rapport mondial de suivi sur L'EPT (Education pour tous), édition 2008. Selon cette publication, l'Afrique subsaharienne a été le continent dans lequel le taux d'inscription au niveau primaire a augmenté le plus rapidement possible.

Un véritable saut quantitatif

Entre 1999 et 2005, le nombre d'enfants au primaire a augmenté de 36 %, soit près de 30 millions d'enfants en âge d'entrer à l'école. Ce qui de l'avis du patron de l'Unesco atteste "d'un réel progrès, accompli grâce aux efforts délibérés des gouvernements pour transformer le droit à l'éducation en une réalité concrète".

Dans son allocution du reste fort salué, le fonctionnaire international japonais n'a pu s'empêcher de saluer l'élargissement de l'éducation primaire à 9 années tel que souhaité par "l'Appel à l'action de Kigali". Il s'agit autrement dit, d'inclure les premières années du niveau secondaire de la scolarité, afin d'offrir aux jeunes élèves de meilleures chances pour disposer des compétences nécessaires à l'essor de leur société.

Cette embellie ne cache pas moins les récurrentes questions des niveaux d'abandon, sur le continent qui reste un des plus élevés de la planète. Ainsi, la partie subsaharienne de notre continent totalisent 45% des 72 millions  d'enfants non scolarisés, soit près de 33 millions de gamins, dont 54% de filles.

Pour juguler tout cela il est impératif de trouver les 3,8 millions d'enseignants manquants pour atteindre l'objectif de l'enseignement universel à l'horizon 2015.

Les adultes du continent ne sont pas logés à une meilleure enseigne d'autant qu'ils sont près de 150 millions qui ne possèdent pas les compétences de base d'alphabétisation.

"L'appel de Kigali" en guise de réponses..........

"L'Appel à  l'action de Kigali", qui se veut une vision élargie de l'éducation de base pour l'Afrique avec une introduction au minimum d'une éducation de base d'une durée de 9ans, holistique, inclusive, cohérente et sans hiatus, devrait conduire directement vers la réalisation des objectifs de développement du millénaire (ODM) et ceux de l'Education pour Tous (EPT).

Les experts restent convaincus qu'une telle approche d'apprentissage sur la durée devraient favoriser un socle de connaissances et de compétences pour les apprenants afin qu'ils appréhendent avec moins de difficultés leur entrée dans la vie active et capitalisent leurs apports au développement social et économique de leur pays.

Dans son intervention de ce jour , la nouvelle directrice du Bureau Régional de l'Unesco pour l'Education en Afrique (BREDA), la gambienne Ann Therese N'dong Jatta, posera la question des conditions préalables, dans un cadre formel ou non formel et sur l'ensemble des régions du continent, nécessaires à l'introduction d'une éducation de base portée à 10 années de durée contrairement au cursus actuel qui est de 6 ans dans la plupart des pays du continent.

Aliou Goloko

http://fr.allafrica.com/stories/200805070576.html

 

 

 

 

 

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29 novembre 2011

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant

Les enfants sont notre avenir, ils sont le monde de demain. Respecter leur existence, leurs droits et leurs libertés est une exigence vitale pour la survie de l’Humanité tout entière. Or, beaucoup de progrès restent à accomplir en la matière…

De nos jours, des milliers d’enfants vivent encore dans la souffrance, dans la pauvreté, dans l’ignorance et dans la corruption.

Les enfants ne naissent pas tous dans les mêmes milieux. Ils ne grandissent pas tous avec les mêmes chances. Certains sont confrontés à la misère et la violence dès leur plus jeune âge, alors que d’autres ne connaissent que l’ivresse et l’insouciance de l’enfance.

Les enfants ne choisissent pas où ils naissent. Pourtant, le pays dans lequel ils sont amenés à grandir joue un grand rôle dans leur développement et dans leur bien-être. Les Droits de l’Enfant ne sont pas mondialement respectés de la même manière.

Humanium vous propose cette carte pour témoigner de cette situation des enfants dans le monde.

Cette carte est aussi une introduction. Dans les prochaines semaines, vous découvrirez peu à peu un projet planétaire pour lequel oeuvrent, depuis plus d’un an, plus de 150 bénévoles du monde entier… dans le plus grand des secrets…

 

L’Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant (ICDE) est une note entre 0 et 10 témoignant du niveau de réalisation des Droits de l’Enfant dans un pays.

Plus l’ICDE est bas, plus le niveau de réalisation des Droits de l’Enfant est bas dans le pays.
Plus l’ICDE est élevé, plus les Droits de l’Enfant dans le pays sont réels et respectés.

Rôle de l’ICDE

L’Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant est une valeur indicative permettant de classer et de noter les pays selon le niveau de réalisation et de respect des Droits de l’Enfant.

Calcul de l’ICDE

L’Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant est un indicateur obtenu par le regroupement de mesures statistiques, auxquelles ont été attribuées des valeurs qui en déterminent le poids dans le calcul.

Cet outil statistique créé par l’Association Humanium est une estimation basée sur des sources jugées fiables dans leur domaine.

L’Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant se caractérise par une volonté de perception globale des Droits de l’Enfant.

L’ICDE prend notamment en compte dans son calcul les éléments suivants :

  • la mortalité des moins de 5 ans ;
  • l’espérance de vie à la naissance ;
  • la scolarisation ;
  • la pauvreté ;
  • l’insuffisance pondérale à la naissance ;
  • le VIH ;
  • le travail des enfants ;
  • le mariage d’enfants ;
  • les mutilations génitales féminines ;
  • l’enregistrement des naissances ;
  • l’impact écologique sur l’avenir des enfants ;
  • les droits aux libertés ;
  • le sentiment de satisfaction de la vie ;
  • la guerre et les autres situations de violence…

Niveau de la situation des Droits de l’Enfant

Pour simplifier l’ICDE, celui-ci peut s’illustrer visuellement par 5 couleurs indiquant 5 niveaux de la situation des Droits de l’Enfant dans le pays :

Vert : « Situation bonne ».

Jaune : « Situation plutôt bonne ».

Orange : « Problèmes sensibles ».

Rouge : « Situation difficile ».

Noir : « Situation très grave ».

L’association Humanium a réalisé la « Carte du Respect des Droits de l’Enfant dans le Monde » pour témoigner de la situation des enfants et de leurs droits les plus élémentaires à travers le monde.

La carte a été réalisée à partir de l’Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant (ICDE), qui est une note entre 0 et 10 témoignant du niveau de réalisation des Droits de l’Enfant dans un pays.

 

Humanium publie le Classement des pays selon leur Respect des Droits de l’Enfant



196 pays ont été classés à partir de l’Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant, témoignant de la situation globale des enfants dans chaque pays.

Le Top 10 des pays où la situation des enfants est la meilleure :

  1. Liechtenstein 9,42
  2. Saint-Marin 9,42
  3. Andorre 9,36
  4. Nouvelle-Zélande 9,35
  5. Monaco 9,33
  6. Suède 9,31
  7. Pays-Bas 9,30
  8. Finlande 9,25
  9. Suisse 9,23
  10. Autriche 9,18

Les pays où la situation est la plus grave sont le Tchad, la Somalie et l’Afghanistan.

Découvrez le classement complet des pays.


 



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